Le RSE, c'est le Réseau Social d'Entreprise. Ce qui apparaissait il y a encore peu de temps comme une simple mode, une utopie de geeks s'impose de plus en plus comme un outil d'échange incontournable dans beaucoup de sociétés, petites et grandes. Pourquoi ce succès ? Comment déployer un RSE au sein d'une entreprise ? Focus sur les Réseaux Sociaux d'entreprise..

 

Digital interne

Réseau Social d'Entreprise

 

Présentation

 

J’ai assisté en 2014 à une conférence sur les Réseaux Sociaux d’Entreprise donnée par un grand expert de la question, et je n’y ai rien compris alors que j’étais l’évangéliste RSE au sein de mon entreprise à cette époque.

 

J’ai réalisé ce support vidéo fin 2014 pour expliquer avec des mots et des concepts simples ce qu’est un Réseau Social d’Entreprise et ce que ça change dans la vie de tous les jours.

 

Cette vidéo vous expliquera : 

 

- ce qu'est un RSE

- les différences entre avec / sans RSE

- les gains 

- les usages

- ...

 

Les usages

 

Les RSE sont souvent présentés sous un angle très théorique d’outil permettant de « phosphorer ensemble » (intelligence collective), sans qu’on ne comprenne vraiment de quoi on parle.

 

En fait, le Réseau Social d’Entreprise c’est avant tout un outil pour travailler, et sous cet angle, tout devient plus simple à expliquer.

 

Animer une équipe

 

Le manager qui gère une équipe a la responsabilité de tisser un liant entre les membres de son équipe (je les appelle « les équipiers ») qu’ils soient internes ou prestataires.

 

Une communauté RSE d’équipe, c’est avant tout l’endroit de référence de toute l’équipe dans lequel chacun pourra retrouver les documents (normes, consignes, modèles de documents, ..), mais aussi les conversations générales entre équipiers.

 

La règle doit être que tout échange pouvant intéresser tout le monde doit passer par le mur d’échange (exemple : un équipier soulève un problème sur une procédure et poste la question à toute l’équipe, via le mur).

 

Le manager doit s’appuyer sur la communauté pour poster ou rappeler ses consignes, pour poster les comptes rendus des réunions de service, ou poster des liens vers des informations d’entreprise (ou compte rendu des Comités d’entreprise par exemple).

 

La communauté d’équipe permet de créer du lien social entre les membres : rien n’interdit par exemple de poster une photo insolite prise dans la rue, et de s’en amuser sur le mur de la communauté. Ce genre de digression permet d’entretenir un liant sociale et conviviale, et c’est important dans le cas par exemple d’une situation en télétravail.

 

Animer un projet

 

L’utilité d’une communauté de Réseau Social d’Entreprise est flagrante pour animer un projet. Car les membres d’un projet sont une communauté à part entière : ce sont plusieurs personnes qui collaborent dans le but d’atteindre un objectif commun.


Tout d'abord, que veut dire "animer un projet" ? Il y a une nette différence entre "piloter un projet", et "animer un projet". Je vous invite pour cela à cliquer ici pour lire toutes les explications.

 

Une communauté projet permet de dialoguer entre acteurs d'un même projet, sans s'envoyer de mails. Le gain ici n'est pas de supprimer les mails, mais de les remplacer par les échanges au travers du mur bien plus ordonnés et efficaces (voir la vidéo).

 

La communauté facilite le partage des documents. Finis les envois de docs en pièces jointes de mails : les documents de la dernière version sont partagés par tous les membres.

 

Ce mode d'échange favorise également l'agilité en mettant tous les acteurs projets au même niveau d'information et en accélérant les échanges.

 

Pour un même projet, il est parfois nécessaire d'avoir plusieurs communautés : une communauté d'échange avec la maîtrise d'ouvrage et une autre avec la maîtrise d'oeuvre. Tout simplement parce que les informations échangées sont de deux types différents.

 

Depuis 2010, j'anime avec le Réseau Social d'Entreprise tous mes projets, petits et gros, projets techniques, fonctionnels ou d'accompagnement, en interne ou avec des fournisseurs extérieurs. 

 

 

 

Favoriser l'entraide

 

Dans de nombreux domaines d'activité, plusieurs métiers se côtoient: informaticiens, techniciens, juristes, etc.

 

Chaque métier a ses difficultés et régulièrement vos collaborateurs se heurtent à des problèmes à résoudre. Que faire quand on ne trouve pas la solution?

 

Une communauté d'entraide métier a pour objectif de créer un esprit d'entre aide entre les professionnels de chaque métier. Ce n'est pas que dans le seul but de résoudre un problème, c'est aussi dans le but de partager de bonnes pratiques et de s'améliorer.

 

Chacun peut y poster ses bonnes pratiques ou des informations sur le métier, ou poster ses questions sur des problèmes à résoudre, ou répondre aux questions des autres.

 

Par exemple, dans une entreprise de BTP, une communauté de conducteurs travaux peut permettre à tous les conducteurs travaux de poster leurs retours d'expérience pour que les collègues en profitent ou d'expliquer les difficultés qu'ils rencontrent pour avoir un avis ou une aide. 

 

Apporter du support aux outils

 

Apporter un support de qualité aux utilisateurs de vos outils est souvent un casse tête. Il est illusoire de penser qu'une hotline généraliste est une solution : la maîtrise d'un outil demande plus que quelques pages de questions réponses type.

 

Les communautés RSE apportent dans le domaine un avantage déterminant. La communauté centralise les documents et autres supports utiles. Le mur quant à lui permet à la fois aux acteurs des outils de publier ses annonces, des consignes, des conseils, des bonnes pratiques et aux utilisateurs de poser leurs questions.

 

La solidarité peut jouer : d'autres utilisateurs répondent parfois à des questions posées par leurs collègues. 

 

Dans tous les cas la communauté support facilite l'échange entre ceux qui posent la question et ceux qui peuvent y répondre. Elle simplifie les efforts de support, bien qu'il y ait des limites dont je parle dans mon livre. 

 

Animer de la veille

 

C'est paradoxalement l'usage le plus entendu du réseau social d'entreprise. Une communauté de veille permet de débattre autour d'idée, de concept, de nouveauté.

 

Exemple : un collaborateur qui détecte une opportunité pour l'entreprise au travers d'une nouvelle technologie pour créer une communauté sur le sujet. 

 

Son animation de la communauté consistera à poster régulièrement des liens vers des sites décrivant les gains de cette technologie. Il pourra publier également des billets dans lequel il expliquera pourquoi cette technologie est intéressante.

 

Cette communauté n'aura peut être pas immédiatement un auditoire mais au fil du temps, le nombre des membres sera en hausse et parmi eux le manager qui en sera peut être le sponsor.

 

Ce type de communauté permet aux collaborateurs de présenter des idées et d'être entendu. Reste qu'il faut que l'idée soit bonne à la base pour qu'elle est un public. 

 

 

Les community managers 

 

Qui dit réseau social d'entreprise dit "community manager" : c'est le nom que l'on donne à chaque responsable de communauté. 

 

Du coup, la direction générale et les Ressources humaines prennent peur : "Quoi ? Un nouveau métier ?". Les utilisateurs aussi sont effrayés : en plus de leur métier vont-ils vont devoir assumer une charge supplémentaire de travail ?
 

 

Des CM de tous niveaux

 

De façon générale, le CM (Community Manager) est une personne qui a la responsabilité d'une communauté. Souvent c'est lui qui l'a créée. C'est lui qui l'anime, qui en assure l'administration (donner des droits, fermer la communauté, ...). 

 

Mais le terme "community manager" est utilisé pour des rôles souvent beaucoup plus large.

 

  • Les grandes entreprises ont des Community Manager pour gérer les réseaux sociaux sur internet, dans lesquels s'expriment les clients (Facebook, Twitter, ...). Pour le coup, c'est effectivement un vrai métier à part entière.

 

  • Le Réseau Social d'Entreprise pourra aussi avoir un Community Manager Général qui aura en charge le bon fonctionnement du RSE dans l'entreprise. C'est un rôle important qui correspond à une charge et à une responsabilité non négligeable.

 

  • Et il y a enfin tous les responsables de communauté que l'on appelle aussi pompeusement "community manager". La charge de travail de ce rôle diffère selon le type de communauté mais est sans rapport avec les deux exemples précédents.

 

 

Le Community Manager du RSE

 

Ce Community manager global de tout le Réseau Social d'entreprise a plusieurs missions.

 

Il assure l'administration du réseau social dans sa globalité. Il a accès aux différentes fonctionnalités d'administration et fait les opérations nécessaires.

 

Il surveille l'utilisation qui est fait du RSE. Il identifie les éventuelles dérives et corrige si nécessaire. Il met en œuvre les règles de gouvernance qui auront été décidées. Il rend compte aux décisionnaires sur ce sujet.

 

Il participe à la promotion du RSE, à l'aide apportée aux utilisateurs pour améliorer l'adoption. 

 

Ce sont des missions en plus de son travail quotidien avec une vraie charge quotidienne surtout dans les premiers mois.
 

 

 

Quelle charge de travail ?

 

Intéressons nous principalement aux Community managers de toutes ces petites ou grandes communautés qui vont se créer dans votre RSE.

 

On peut se demander quelle charge de travail (sous entendu "en plus") cela implique. En fait tout dépend de la nature de la communauté.

 

Pour certains types de communauté ce ne sont pas des charges de travail "en plus" qu'il faut attendre mais plutôt des charges de travail "en moins".

 

Communautés projets 

 

Prenons l'exemple des communautés projet : l'animation de la communauté projet c'est de poster des informations via le mur, répondre aux questions, mettre à jour les documents, les partager, poser des questions ou y répondre, diffuser des plannings.

 

Bref, ce sont toutes ces actions qu'un chef de projet fait tous les jours, mais de façon beaucoup moins efficace, avec le mail. Pour ce cas d'usage, le Community manager (=le chef de projet) gagne du temps.

 

Communautés de support 

 

Dans ce cas précis d'une communauté support, le rôle du Community manager est de s'assurer que les documents de support (modes d'emploi, etc) sont partagés et à jour.

 

Il s'assure également que tout question d'un utilisateur obtient une réponse. Il veille enfin à informer ses utilisateurs de toute évolution ou publication d'un nouveau document. 

 

En conclusion, il fait dans la communauté le travail qu'il ferait de manière moins efficace avec le mail. Comme dans le cas précédent, assurer le rôle de Community manager d'une telle communauté ne représente pas une charge supplémentaire mais au contraire une diminution de la charge de travail.

 

Communautés de veille 

 

Restent les communautés de veille, ou toute autre communauté qui sont des initiatives personnelles. Par exemple : un collaborateur qui souhaite pousser une nouvelle méthode de travail parce qu'il a acquis une conviction qu'il souhaite partager. 

 

Animer cette communauté nécessitera de poster des liens vers des articles, de les commenter, de répondre aux posts des membres, etc... C'est clairement un effort à faire en plus du travail normal. 

 

Mais retenez juste une chose : ceux qui proposent des idées, ceux qui veulent faire avancer l'entreprise ne ménagent pas leurs efforts. Jamais ces personnes ne vous reprocheront une charge de travail supplémentaire ; elles animeront au contraire leur communauté pendant la pause déjeuner. Ou même le soir ou le week end.

 

Mais chut ne dites rien aux ressources humaines ni aux instances représentatives du personnel : ils risquent de ne pas aimer (;->) !
 

Les gains

 

Quelle entreprise lancerait un projet dans toute l'entreprise sans s'assurer a minima que le projet apporte des gains ? Aucune.

 

Mais comprendre les gains d'un Réseau Social n'est pas chose facile. Le problème n'est pas tant de réussir à les comprendre, mais de trouver la bonne personne qui saura vous les expliquer et vous en faire prendre conscience.
 

 

Quel R.O.I. ?

 

Dans les entreprises et surtout dans les Directions informatiques le R.O.I. est roi. Mais c'est quoi ?

 

Le ROI (Return of Investisment) c'est, pour faire simple, la somme d'argent X que vous gagnez ou que vous économisez en investissant la somme d'argent Y. Bref ROI = Y-X

 

Savoir ce qu'on dépense c'est plutôt simple ( quoique...). Par contre savoir combien ça rapporte c'est beaucoup plus compliqué.

Pour des projets industriels les calculs sont souvent rapides à faire. Par exemple si l'automatisation d'une chaîne coûte 1000 par an et permet de supprimer 3 postes à 800, le ROI sera donc de 2400 - 1000 = 1400 chaque année.

 

Mais pour un réseau social d'entreprise ce type d'approche ne fonctionne pas. Sauf à partir dans des calculs mathématiques savants ou à jouer le ROI aux dès. Il n'y a pas de chiffre crédible à donner, tout simplement parce que les gains sont ailleurs : dans l'agilité, l'efficacité, la réactivité, dans le confort de travail, etc.

 

Et ça, c'est très difficile à chiffrer. Pour autant ces gains se traduisent en termes financiers d'un bout à l'autre de la chaîne : par une plus grande efficacité, par plus d'innovation, plus' d'agilité, etc. 

 

 

Fluidité des échanges

 

J'ai coutume de dire que la circulation des informations dans l'entreprise ressemble furieusement à la circulation sanguine dans les corps. Elle est essentielle pour faire fonctionner les muscles. Mais en cas de bouchon c'est l'embolie fatale.

 

Tous les échanges au sein de l'entreprise passent souvent uniquement par la messagerie. C'est un canal congestionné par excellence : demandez à vos collaborateurs ce qu'ils en pensent.

 

Dans la vidéo (à la minute 1:37) j'explique pourquoi le RSE change la donne en permettant de rendre les échanges plus lisibles et plus simples à suivre. C'est possible de par les fonctionnalités de l'outil, par son principe de fonctionnement intrinsèque mais aussi par la manière très différente de communiquer : on ne poste par un message dans Yammer comme on écrit un mail, on l'écrit plus court, plus direct, plus clair. 

 

Tous ces usages permettent de fluidifier les échanges et d'éviter ces fameux engorgements de mails qui rendent tous les échanges plus lents dans votre entreprise.

 

 

 

Gain de temps

 

L'inquiétude des entreprises et des salariés lorsque s'ouvre un RSE c'est de savoir quelle charge de travail en plus du quotidien cet outil va induire... sans imaginer une seule seconde qu'en fait, l'outil apporte des gains de productivité quand il est utilisé pour travailler.

 

J'ai évoqué dans la partie dédiée aux community managers que dans la plupart des cas, l'animation d'une communauté n'est pas une charge "en plus", mais plutôt un gain de temps par rapport à un mode d'échange classique.

 

Lorsque vos salariés utilisent le réseau social d'entreprise pour animer un projet, ils ne perdent plus de temps dans la recherche d'information : tout est centralisé, conversations et documents.

 

Lorsque vos salariés cherchent un support sur un outil quelconque, ils ne perdent plus de temps, rejoindre la communauté de support est un vrai gain de temps pour pose des questions ou être informé des informations.

 

Enfin, juste pour finir bien que ce ne soit pas tout, les gains de temps sont évidents au retour de congés quand dépiler les mails n'est plus vraiment nécessaire ou lorsqu'un nouvel acteur arrive sur un projet : dans ce dernier cas, il ne suffit que de lui donner les droits d'accès sur lui donner accès à tous les échanges et documents du projet.

 

 

Innovation et créativité

 

Dans ma précédente vie professionnelle j'avais lancé une démarche que j'avais appelée "travailler autrement". Cette démarche toute personnelle (en dehors de mes prérogatives) consistait à mieux utiliser les moyens du digital interne de l'entreprise et à les intégrer dans les modes de travail.

 

Cette démarche était née d'une conviction qui venait de mes propres constats d'efficacité et de plaisir de travail par rapport à un mode de travail "à l'ancienne".

 

Pour présenter cette démarche j'avais créé une communauté d'idée ; régulièrement en dehors de mon travail normal j'y postais des conseils, des témoignages, des démonstrations... Au final, plus de 200 personnes suivaient mes publications dont pour beaucoup des managers de proximité convaincus de l'intérêt de ces nouveaux usages.

 

Sans réseau social d'entreprise il est impossible pour un simple collaborateur de proposer une idée et de faire adhérer d'autres personnes pour en faire au final une démarche d'entreprise. Le RSE le permet ; il serait bête de ne pas en profiter car vos salariés regorgent certainement d'idées qui feront progresser l'entreprise.

 

Mais êtes vous prêts à les entendre ? 

 

 

Gain de confort 

 

Aux managers, je parle efficacité et productivité. A leurs collaborateurs je parle de confort de travail. Ce n'est pas de la démagogie : je ne fais que de donner à chacun les gains qui sont les plus proches de leurs préoccupations.

 

Au cours de mes accompagnements d'équipe il m'est arrivé de déminer des situations de conflit entre deux équipes en collaboration juste en ouvrant une communauté d'échanges entre les deux.

 

Le fait d'utiliser le RSE a permis de fluidifier les échanges entre les deux équipes et même à mettre de la convivialité. Le confort de travail avec ces outils est réel : ça serait dommage de s'en priver.

 

 

Les clés de réussite

 

Les projets de réseau social d'entreprise sont nombreux et les échecs le sont tout autant.

 

Qu'est ce qui fait qu'un réseau social d'entreprise fonctionne dans l'entreprise ou au contraire qu'il ne rencontre aucun succès ? C'est l'éternelle question que se posent les décideurs. 

 

Tous les consultants ont leur recette. Voici la mienne.

 

 

Montrer une ambition

 

Le déploiement d'un réseau social d'entreprise n'est pas un acte anodin. Ce n'est pas qu'un outil ; c'est vraiment une nouvelle façon de penser les échanges et les modes de travail, hérités de 25 ans d'habitudes bien ancrées.

 

Un réseau social d'entreprise aura du mal à décoller s'il n'est pas associé à une vraie ambition de l'entreprise. 

 

Cette ambition se traduira par une stratégie clairement affichée de volonté de mutation de l'entreprise. Par exemple, l'adoption d'un RSE s'intègre à merveille dans un projet global de transformation globale de l'entreprise (simplification, recherche d'efficacité, de transversalité, digitalisation ...). 

 

Cette ambition s'accompagne également d'actes simples mais puissants. Sur l'usage, les dirigeants se doivent d'être exemplaires. Il ne faut pas qu'ils restent à l'écart, genre "allez y, mais sans moi". 

Les grand directeurs doivent être utilisateurs. Ils doivent poster des informations dans le RSE, liker des messages des collaborateurs, féliciter. 

 

Pour un simple salarié, voir son post liké par le PDG de l'entreprise c'est la récompense ultime version 2.0. On imprime l'écran et on l'encadre ! C'est Mieux qu'une augmentation !

 

Quand un directeur utilise le RSE il émet un message fort. Il prouve qu'il croit en ce qu'il dit, qu'il est capable de l'utiliser (même s'il a 60 ans), qu'il s'applique à lui même ce qu'il commande aux autres, qu'il accompagne le virage qu'il fait prendre à son entreprise. 
 

 

S'appuyer sur les managers

 

Les managers de proximité sont les meilleurs leviers d'adoption du RSE ou les pires freins. 

 

Ils en sont les leviers lorsqu'ils comprennent l'intérêt de l'outil pour améliorer l'efficacité de leurs équipes. Ils en sont les pires freins quand ils n'y comprennent de rien ou qu'ils voient dans l'outil un problème plutôt qu'une solution. 

 

Il faut particulièrement soigner cette population et s'assurer qu'ils ont bien compris les usages, pour qu'ils puissent imaginer d'eux mêmes les gains qu'ils pourront en tirer. 

 

Mais faire l'effort de comprendre et de découvrir le sujet réclame un investissement en temps, qu'ils accepteront de faire s'ils ont bien compris que l'outil s'inscrit dans la stratégie de l'entreprise et... que le grand patron lui même l'utilise... 

Promouvoir les usages

 

Rappelez vous le slogan de Renault pour sa première Twingo :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce slogan s'applique parfaitement aux usages du réseau social d'entreprise. "L'usage" c'est l'histoire que l'on écrit en intégrant le RSE dans la vie quotidienne.

 

C'est par exemple un projet réalisé entièrement avec une communauté du RSE, c'est une équipe support qui accompagne les utilisateurs d'un outil, ... Ce sont toutes ces histoires d'équipe que l'on pourra raconter et promouvoir. 

 

L'approche par les usages est bien différente de l'approche par l'outil (modes d'emploi, fonctionnalités). Il est important de parler des fonctionnalités (comment liker, par exemple), mais il faut associer l'usage : on like par exemple pour indiquer qu'on a pris connaissance d'une information.


 

Bien choisir l'outil

 

Il y a pléthore de solutions et il est bien difficile de choisir. Vous pouvez avoir un guide très complet sur le site de Lecko : cliquer ici.

 

Dans mon livre je donne déjà une grille de décision très simple : est-ce que vous avez un gros budget, est-ce que voulez (ou pas) une solution cloud, est-ce que vous êtes (ou pas) Microsoft ? Ca permet déjà de bien délimiter le champ des possibles.

 

Personnellement je suis Microsoft, et ma solution fétiche du moment, c'est Yammer avec tous ses défauts mais aussi toutes ses qualités.

 

Une chose est sûre : faites le bon choix et tenez-vous en. Sachez que les migrations d'un outil à un autre sont complexes, lourdes, quand elles ne sont pas tout simplement ... impossibles.. 

 

Donc attention au choix d'un Réseau Social trop rapide pour lancer un pilote en vous disant que dans un second temps, vous prendrez certainement un autre produit, car si le pilote fonctionne, vous ne pourrez peut être pas changer.
 

 

L'accompagnement

 

Dernière clé de réussite, et clé de voute, l'accompagnement. Sur ce point, je vous invite à voir la rubrique suivante :

 

 

L'accompagnement

 

L'erreur fatale que font certaines grandes entreprises c'est de penser que déployer un RSE c'est avant tout un projet technique et qu'une fois fait, la DSI a fini son travail : aux utilisateurs de faire le leur. En fait, l'accompagnement est la clé essentielle du succès. 

 

 

Sensibiliser

 

Accompagner c'est d'abord sensibiliser toute l'entreprise : les salariés, mais surtout les managers. Car aucun salarié ne pourra pleinement utiliser l'outil si son manager estime que c'est une source de perte de temps. 

 

De la même manière aucune démarche de fond ne sera entamée dans une équipe si le manager n'a pas indiqué clairement que c'est bien la direction qu'il souhaite donner. 

 

Trouvez dans votre société votre "évangéliste", cet homme ou femme qui saura expliquer et convaincre. Qu'il prenne son bâton de pèlerin et qu'il aille prêcher la bonne parole dans les directions, dans les équipes.

 

Qu'il se fasse inviter dans les séminaires de direction, les réunions d'équipe. Il pourra intervenir en guise d'intermède, de récréation.

 

 

Aider à bien utiliser le RSE

 

Accompagner c'est aider les équipes à sauter le pas : c'est comprendre comment fonctionne une équipe, avec qui elle échange et c'est l'aider à (bien) utiliser le RSE. 

 

Il ne faut que quelques jours d'observation pour un spécialiste de la question pour savoir où il faut créer une communauté pour gérer tel sujet, comment l'utiliser, comment expliquer l'usage aux utilisateurs.

 

 

Ces questions jours investis dans un expert permettent d'économiser plusieurs semaines de tatonnement d'une équipe entière qui, au final, abandonneront l'outil faute d'avoir pu comprendre comme l'adopter.

 

C'est ce que j'avais fait avec ma collaboratrice Patricia Clément dans une démarche baptisée "Conduite accompagnée".


 

Expliquer 

 

Accompagner c'est aussi expliquer les fonctionnalités. Et par pitié, ne proposez pas à vos collaborateurs des suports Powerpoint ; optez pour la vidéo.

 

Exemple avec celles proposées par Wix dans son support en ligne:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Expliquer et montrez les fonctionnalités, mais donnez aussi des bonnes pratiques, des conseils, des trucs.

 

 

Le but de ce site n'est pas de passer en revue tous les aspects du RSE. Pour cela, je vous invite plutôt à lire mon livre consacré au digital interne.

 

Mais avant de conclure voici les autres aspects du RSE qu'il vous faudra prendre en compte. 

 

La gouvernance

 

On ne met pas un outil en place sans raison. Tout projet se donne un objectif à atteindre et quelques règles à respecter.

 

La gouvernance, de façon très simplifiée ce sont toutes les actions qui permettent de vérifier que le RSE va atteindre l'objectif qu'on lui a donné. C'est aussi vérifier le respect des règles d'usage, ou de maîtriser la croissance.

 

Les aspects sociaux et juridiques

 

La france est un pays très encadré par les lois et les règles. La mise en place d'un RSE a des impacts pententiellement sociaux. Ce sont des sujets à étudier de près (consultation des Instances Représentatives des Personnelles, etc).

 

N'oubliez pas non plus les aspects CNIL liés au sujet, notamment avec le profil utilisateur du RSE, dans lequel l'utilisateur peut potentiellement mettre (s'il le souhaite) sa date de naissance par exemple, ou son cursus scolaire.

 

Et le reste...

Le profil utilisateur

 

La grande force du RSE c'est de permettre de trouver les compétences dont on a besoin. 

 

Pour cela, les réseaux sociaux d'entreprise proposent tous des "profils utilisateurs" plus ou moins riches, plus ou moins paramètrables.

 

Quelles informations allez vous permettre à vos utilisateurs de mettre ? Quels usages comptez vous faire de ce profil ?
 

 

 

Et tout le reste...

 

Il y a d'autres petites choses, comme l'identité de votre réseau social, sa charte graphique, son positionnement, et mille autres petites choses à penser.

 

A lire dans le blog

 

Pour plus d'informations, d'explications et de conseils sur ce sujet, je vous recommande la lecture du livre qui aborde ce sujet dans un chapitre complet.

 

Disponible sur AMAZON en format papier, ou format électronique Amazon Kindle et iBook iPad (3,99 €)

 

 

Besoin d'accompagnement sur ce sujet ?

 

Pour tout besoin d'accompagnement sur ces sujets, analyse de situations, conseils et recommandations, n'hésitez pas à vous rapprocher de la société ABALON

(contact : nathalie.guimonet@abalon.fr